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Un spectacle qui tourne autour de «La chose», objet de bien des fantasmes.
Gentiment provocante, mutine et assurément très inspirée, La Comtesse y interprète des textes drôles et subtils signés Breton, Natan Hercberg, Dominique Conte, … sur des musiques de l’excellent Roland Romanelli. A voir absolument. Annie Granjanin - Le Figaroscope -





Une chanteuse de charme, curieuse, énygmatique et sensuellle, qui joue des mots sur la chose sans maux, fantasme ou expérience. C’est bon, c’est chaud, c’est divin.

C’est libertin à plaisir, jamais grossier, terriblement Français, …
Elle a du chien assurément, la bouche gourmande et l’œil malicieux. Sa voix chaude et canaille livrait les petits bijoux de son répertoire coquin.

On y trouve une certaine poésie, l’art de la métaphore, et des trésor d’imagination langagière, des jeux de mots malicieux, des images mutines des audaces inspirées et des abandons langoureux. Un délicat exercice de style, ne souffrant aucun dérapage.

Quelques chansons coquines avant une nuit caline …




Une Comtesse vraie ou fausse qui apparaÓt gainÈe de noir, glissant voluptueusement entre les voštes et les grilles díune sorte de cave douillette du petit thÈ’tre de Nesle, cela produit díemblÈe bon nombre de rÈfÈrences et díimages empruntÈes ý la littÈrature Èrotique.

Nous pensons dÈs les premiers mots ý líempreinte sadienne, aux ´roses effeuillÈesª, aux mystÈrieux ouvrages du 17ƒ et 18ƒ siËcles, voir aux inaccessibles incunables - attention au lapsus - qui nourrissent notre cruelle et fantasmatique boite de Pandore. Notre imagination dÈbridÈe est mise en permission libÈrable et se laisse entraÓner dans une joyeuse gambade. De jongleries en galipettes lexicales la Comtesse se glisse, caresse, susurre et nous souffle des mots assez libertins pour Ítre ÈcoutÈs par procuration. La procuration cíest bien sšr la Comtesse, on compte sur elle pour oser articuler de sa bouche Èvocatrice de telles Èchancrures stylistiques.

Le rÈcital, bien que subtilement lÈger, est menÈ avec une rigueur remarquable, tout est prÈcis, ajustÈ. Tout síemboÓte et se dÈboÓte dans une harmonie gÈnÈrale qui nous rend líaffaire diablement esthÈtique : les Èclairages du peintre photographe et scÈnographe Michel Baulot sculptent et sortent la belle pierre de son histoire. Un drapÈ rouge coule du plafond de scËne avec une pudeur retenue qui joue de contraste avec la verdeur de certains textes. Ces derniers, sont issus de la plume de quelques uns de nos poËtes contemporains : Breton, BÈranger et Natan Hercberg. Celui-ci ne se contente pas díÍtre gourmand des mots puisquíil tenait la fine auberge Nicolas Flamel dans le quartier du Chatelet. Il faut dire aussi que ces textes profitent joyeusement de líenvol musical du piano que nous offre gÈnÈreusement le compositeur et arrangeur Roland Romanelli.

-Par Jacky Viallon-
 
 
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